Théâtre de Clara Gazul

comédienne espagnole
Paris, A. Sautelet et Cie, libraires, 1825.
1 vol. (135 x 210 mm) de [2] f. (faux-titre et tire), IX-337 p. et [1] f. Demi-veau havane, dos lisse orné de filets et de fleurons dorés, pièce de titre, tranches marbrées (reliure moderne à l'imitation).

#5196
200 

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Théâtre de Clara Gazul

comédienne espagnole
Paris, A. Sautelet et Cie, libraires, 1825.
Édition originale publiée sans nom d'auteur.

Préface de l'auteur signée sous le pseudonyme de Joseph Lestrange.

Sous le nom d’emprunt de Joseph Lestrange, Mérimée s’annonce comme traducteur des pièces de théâtre d’une certaine Clara Gazul, comédienne de son état. Cette petite supercherie littéraire eut un effet retentissant et ouvrit à l’auteur le chemin du succès.

Lorsqu’il fait paraître ce recueil composé de six pièces, le futur créateur de Carmen ne connaît l’Espagne qu’au travers de ses lectures et de son imagination. Le 27 juin 1830, Mérimée en entreprendra pour la première fois le voyage dont l’on connait, grâce à sa correspondance le périple précis (Bordeaux, Bayonne, Irun, Astigarraga, Vitoria, Burgos… Cordoue, Séville, Cadix, Algésiras, Grenade). C’est sur son trajet de retour qu’il fera la connaissance d’un personnage important pour la suite de son œuvre, don Cipriano Gusman Palafox y Portocarrero, futur comte de Montijo. Il est invité à séjourner dans cette famille espagnole dont la plus jeune fille, Eugénie, deviendra l’épouse de Napoléon III. Pour ses futurs romans qui auront pour décor la péninsule ibérique Mérimée fera plusieurs fois appel à la comtesse de Montijo, dont les connaissances littéraires et historiques lui seront précieuses. Vingt après Clara Gazul, Mérimée composera son chef-d’oeuvre, Carmen.

Exemplaire sans le portrait-frontispice de Mérimée, seule une cinquantaine fut tirée et brochée avec les 50 premiers exemplaires.

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