Saint-Germain ou la négociation
Un des exemplaires poinçonnés du service de presse.
Envoi signé : « pour monsieur Alexandre Vialatte, en bien sincère hommage, Francis Walder ».
Prière d'insérer [restauré) conservé.
Prix Goncourt 1958. Haut fonctionnaire Belge et ancien diplomate, Francis Walder (1906-1997) transpose dans ce roman les jeux subtils de la diplomatie du XVIᵉ siècle, à travers les pourparlers menés au château de Saint-Germain en 1570 entre catholiques et protestants. Dans ce formidable huis clos historique, Walder, dans une écriture précise, feutrée, presque « classique », peint les arcanes du pouvoir, la fragilité des équilibres politiques et la primauté de la ruse sur la force brute : toutes les subtilités et les ambiguïtés de la négociation
En distinguant Saint-Germain ou la négociation, l’Académie Goncourt consacre un roman d’intelligence et d’élégance, héritier des Lumières et de l’art de la conversation, et un second auteur étranger à recevoir le Goncourt, après son compatriote belge Charles Plisnier en 1937 avec Faux passeports. Ce choix illustrait une nouvelle fois que l’Académie récompense avant tout des écrivains d’expression française, indépendamment de leur nationalité.
Exemplaire offert à Alexandre Vialatte. Chroniqueur, écrivain et traducteur de Kafka, il est un maître de l’ironie littéraire ; cette provenance confère à l’ouvrage un relief particulier : le roman feutré de Walder se place ainsi sous le regard d’un esprit frondeur qui maniait lui aussi l’art de la nuance et de l’allusion.
Prière d’insérer (restauré) conservé.
Rare.

