L’Oblat
Un des 80 exemplaires sur hollande (n° 31), celui-ci imprimé pour M. J. Brivois.
Après Là-bas, En route et La Cathédrale, on retrouve Durtal une dernière fois, ce portrait à peine déguisé de l’auteur, dans l’Oblat, reflétant l’expérience vécue de Huysmans dans la communauté de Ligugé où il devient, en 1901, ce « laïque vivant dans un couvent auquel il a donné ses biens ».
Les jardins, la lumière, les cierges, les rites, les reliques, les peintures religieuses jouent aussi un rôle dans l’intrigue et semblent s’éteindre ou exprimer le drame de l’abandon du monastère par les moines, contraints de s’exiler en Belgique à la fin du livre, dans un étonnant parallèle avec la communauté de Solesmes, que Huysmans fréquenta au même moment. La conversion – sincère – de l’écrivain se situe bien sûr dans le contexte de l’époque, marquée par l’expulsion de France des congrégations religieuses.
Bel exemplaire à toutes marges, nominatif pour le bibliographe et bibliophile Jules Brivois, auteur notammrent d’une Bibliographie des ouvrages illustrés du XIXe siècle principalement des livres à gravures sur bois.


