Les Offrandes blessées

Paris, Sansot, (23 mai) 1915
1 vol. (120 x 190 mm) de 229 pp. Broché.

#24592
200 

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Les Offrandes blessées

Paris, Sansot, (23 mai) 1915
Édition originale.

Un des 20 premiers exemplaires sur japon (n° 10).

Recueil de 188 poèmes élégiaques inspirés par la guerre, Les Offrandes blessées témoigne de la verve intacte de Montesquiou, qui, retiré en Suisse, verse ici dans une ferveur patriotique d’un autre temps, tout en conservant sa facture précieuse et un certain goût pour l’emphase.

Un mois après sa parution, Marcel Proust reçoit l’ouvrage. Il note dans une lettre du 19 juin 1915 à Mme Catusse (Kolb, XIV, n° 71, p. 151) qu’il a bien reçu « un volume Montesquiou : Les Offrandes blessées (188 élégies sur la guerre). Il a dû commencer le premier jour de la mobilisation. Quelle fécondité ! ». Avant de conclure avec ironie, citant l’Horace de Corneille : « Souffrez que je l’admire et ne l’imite pas. »

Quelques jours plus tard, Proust remercie néanmoins Montesquiou de son envoi, évoquant certaines « offrandes » qui l’ont touché et promettant une visite prochaine (Kolb, XIV, n° 80, p. 165-167). Mais Montesquiou, blessé, lui répond sèchement et dresse ce que l’on pourrait lire comme une métaphore de leur relation refroidie à cette époque : « Il y a, entre nous, désormais un mur de glace. Il contient, retient, maintient des fleurs colorées et fraîches ; on les voit, mais sans les atteindre. »

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