La Pitié dangereuse
Cette représentation en miniature du monde habsbourgeois et de son écroulement au moment de la Grande Guerre est le seul roman de Zweig, qu’il termine de rédiger pendant son exil à Londres. Elle livre une analyse psychologique de l’inextricable mélange des sentiments idéalisés et des perversions du désir, et l’un de ses textes les plus poignants.
Zweig y décrit un amour qui se transforme en haine, pointant l’ambivalence des sentiments et les psychismes blessés qui trouvent dans le venin leur consolation. La société austro-hongroise, spectatrice hébétée, est le symbole d’une civilisation décadente, complaisante et incapable de résister à l’ivresse d’une dernière valse – fusse-t-elle tragique et irresponsable – et au spectacle d’une Première Guerre mondiale.
Très bel exemplaire établi à l’époque par le relieur suisse Lillaz.
