L'exemplaire de Maurice Genevoix avec son ex-libris manuscrit.
Croc-blanc prend, à sa parution en 1923, une place évidente dans la bibliothèque de Genevoix : L’Appel de la forêt l’avait marqué à ses seize ans, alors qu’il entre au lycée d’Orléans, comme pensionnaire : « Pour la première fois, je me voyais matriculé : numéro 4. On penserait à la vie militaire si l’on n’avait pas connu aussi, aux premières années de ce siècle, la vie d’un élève interne dans un lycée de préfecture française. Tout ce qu’évoque le mot « caserne », c’est là que je l’ai connu, à 10 ans, au lycée Pothier, rue Jeanne d’Arc : un juriste, une rue noble et froide, droite et raide comme la justice, tirée d’un rigoureux cordeau entre la rue Royale et la cathédrale Sainte-Croix. Il a pour consolation le goût très vif de la camaraderie, son aptitude au dessin et le prodigieux trésor qu’est la lecture qui lui ouvre un autre univers. Jules Verne l’ennuie, il s’enthousiasme pour Sans famille d’Hector Malot, avant de se plonger dans London ou Kipling. » (in Maurice Genevoix, Chemins de mémoire). Il partira l’année suivante en classe préparatoire à Lakanal (Sceaux), où il préparera le concours d’entrée à L’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm.
De la bibliothèque Maurice Genevoix (ex-libris).

