Quand j’étais vieux

Paris, Presses de la Cité, (30 avril) 1970.
1 vol. (160 x 250 mm) de 407 p., [3] et 1 f. Maroquin noir à encadrement, plats et dos ornés d'un décor géométrique composé de pièces de maroquin noir à grain long, titre doré, tête dorée sur témoins, couverture et dos conservés, étui bordé (reliure signée P.-L. Martin, 1975).
Edition originale.

Un des 100 premiers exemplaires sur vergé d'Arches [annoncés Alfa mousse à la justification] (n° 37).

« En 1960, 1961, 1962, pour des raisons personnelles ou pour des raisons que je ne connais pas, je me suis senti vieux et je me suis mis à écrire dans des cahiers. J’approchais de la soixantaine. J’aurai bientôt soixante-sept ans et il y a longtemps que je ne me sens plus vieux. Je n’éprouve plus le besoin d’écrire dans des cahiers et j’ai donné à mes enfants ceux qui restaient inemployés », écrit Simenon le 24 décembre 1969, à Epalinges. C’est la première fois que l’auteur se livre de manière aussi personnelle, avec une franchise parfois surprenante.

L’ouvrage se présente sous la forme d’un journal qui annonce les futures Dictées qui paraîtront à partir de 1973. La rédaction s’étend, d’après le manuscrit conservé au fonds Simenon de Liège, du 25 juin 1960 au 15 février 1963. Presque dix années de gestation donc pour ce texte, longtemps gardé secret – habitude hors-norme chez Simenon, qui publiait ses romans sitôt la rédaction achevée ; il connut une pré-publication dans Le Figaro littéraire du 11 mai 1970 (n° 1251).

Magnifique exemplaire, relié par Pierre-Lucien Martin.

Les titres de Simenon ainsi reliés sont d’une grande rareté.

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