Depuis le printemps 1821, l’affaire du Simple Discours fait grand bruit. De Véretz, Paul-Louis Courier, maître es-pamphlet, attend d’être convoqué pour son jugement à Paris et commet un nouveau brûlot, qu’il rédige au début de juillet 1821 : Aux âmes dévotes. Dans ce cinglant factum, il persiste et persévère… La puissance publique signe : le 28 août, Courier comparaît devant les assises de la Seine, avec lui son imprimeur Bobée !
Finalement, le seul motif de poursuite retenu contre Courier sera l’outrage à la morale publique, malgré la charge menée par l’avocat général M. de Broë : magistrats et jury seront ridiculisés par la malice du condamné qui mettra les rieurs de son côté à la manière de Guignol roulant le gendarme ou le juge.
Bel exemplaire.
De la bibliothèque André Schuck, avec ex-libris.

