Envoi signé : « Bien affectueux souvenir de G. Courteline à Stock ».
Billet autographe de 11 lignes à l'encre : « Vous m'excuserez, mon cher Stock, de vous fausser compagnie cette fois-ci, mais Flammarion m'a demandé de publier Les Balances et bien qu'il ne soit pas organisé comme vous pour l'édition des pièces de théâtres, je n'ai pas voulu lui refuser, étant en affaires avec lui depuis quelque chose comme 16 ans. Ce sera pour un autre jour. Bien à vous G. Courteline ».
Georges Courteline se définissait lui-même comme un observateur avisé de la vie quotidienne. Dans la tradition naturaliste de Diderot et Zola, ses premières pièces sont mises en scène par André Antoine, le fondateur du Théâtre Libre, mouvement théâtral novateur visant à ouvrir la scène à de jeunes auteurs.
C’est précisément Antoine qui mettra en scène Les Balances, pièce qui concentre tous les sujets chers à Courteline ; la pièce sera montée pour la première fois le 26 novembre 1901. Quand il décidera de réunir ses oeuvres c’est à son éditeur attitré, Flammarion que Courteline fera appel. En 1912, il travaille alors à la parution de ses oeuvres complètes. Mais Courteline a noué depuis longtemps des liens d’amitité avec l’éditeur Pierre-Victor Stock (dédicataire de cet exemplaire) héritier de la célèbre maison Stock, qu’il dirigea de 1877 à 1921. Celle-ci, dont l’adresse est tout près du Palais-Royal édite très majoritairement à cette époque le théâtre qui se joue à Paris.








