Voyage au bout de la nuit
Avant même son succès en , l’ensemble de la critique avait réagi à ce « livre de génie, mais criminel » selon le mot de Paul Valéry. L’agitation redouble quand éclate l’affaire du Goncourt 1932. « M. Céline a raté le prix Goncourt, écrit Georges Bernanos. Tant mieux pour M. Céline. On n’a pas vu, on ne verra donc plus jamais – Dieu soit loué ! – M. Céline couronné par M. Gaston Chérau, Maupassant de sous-préfecture. » Bernanos rendait ainsi hommage à l’auteur qui avait scandalisé « ceux que le spectacle de la solitude du pauvre, de son effrayant exil, incite au désespoir plus qu’à la compassion – nous voulons dire à toutes les audaces, à toutes les colères, à toutes les fureurs de la compassion. »
Les exemplaires restés brochés ou dans une stricte reliure contemporaine, comme ici, sont rares.


