Veiller sur elle

Paris, L'Iconoclaste, (juin) 2023.
1 vol. (145 x 200 mm) de 580 p., [5] et 1 f. Broché.
Édition originale.

Premier tirage (pas de grands papiers).

Roman de l’art et du temps, Veiller sur elle alterne la confession d’un sculpteur fictif, Mimo Vitaliani, et la « biographie » de son chef-d’oeuvre – une mystérieuse piéta dont le pouvoir d’hypnose trouble jusqu’aux moines qui la veillent. De Pietra d’Alba, village de « pierre un peu rose », aux ateliers de Florence et de Rome, Mimo affronte les mille promesses du marbre, la rudesse d’un oncle sculpteur sans grâce, la tentation de la modernité et les convulsions de l’Italie (des années 1920 au lendemain de la guerre, de la montée du fascisme à l’après-guerre). Andrea réussit ici ce qu’il explore depuis Ma Reine  : des épopées intimes portées par un lyrisme romanesque et des héros en déshérence qui se refont un monde par le récit et la création. Mais Veiller sur elle élargit l’ampleur : près de 600 pages pour une fresque métaphysique la jalousie et l’ambition, la foi et l’art, où la biographie d’une oeuvre finit par éclairer une vie – et, par ricochet, un siècle.

Déjà lauréat du Prix du roman Fnac et favori de plusieurs listes (Femina, Interallié), l’ouvrage offre à L’Iconoclaste son premier Goncourt.

Très bel exemplaire. Il est « complet » de ses trois bandeaux : à parution de l’éditeur, livré en juillet au moment de la sortie du premier tirage, celui du « Prix du roman Fnac », livré en septembre (prix décerné le 30 août) et celui du Goncourt, livré le 8 novembre, dès le lendemain du prix.

#31918
Retour