Un homme se penche sur son passé

Paris, Éditions Rieder, 1928.
1 vol. (140 x 205 mm) de 228 p., [1] et 1 f. Broché, sous étui.
Édition post-Goncourt.

Un des exemplaires imprimés sur papier bleu
, à l'occasion de « la soirée littéraire Flammarion du 28 décembre 1928 ».

Envoi signé : « À mademoiselle Régis Lévi, que j'aimerais bien connaître et qui fait de si bons articles. Son lecteur, Constantin-Meyer ».

Né à Bourbonne-les-Bains mais longtemps installé au Canada, Maurice Constantin-Weyer (1881-1964) s’inspira de son expérience nord-américaine pour bâtir un roman ample et vigoureux, nourri de souvenirs canadiens et de méditations sur l’exil, l’aventure et la mémoire. Après le voyage en Finlande couronné l’année précédente, il semble que s’en soit – temporairement – fini des récits de guerre et des romans d’ancrage régional. Elle permit aussi de mettre en avant les Éditions Rieder, qui obtient ici sa première récompense littéraire d’importance.

Rare exemplaire du tirage spécial sur papier bleu, publié pour célébrer le prix lors de la «soirée littéraire Flammarion» de décembre 1928. Cet état éphémère et commémoratif illustre parfaitement la manière dont les éditeurs peuvent se servir du prix Goncourt, dès l’entre-deux-guerres, comme outil de prestige et de promotion.

Ce titre est le premier a bénéficier ainsi d’un tirage spécial « post Goncourt », que Gallimard ou Grasset développeront plus tard, avec des tirages de tête réservés et diffusés après l’annonce du lauréat.

Prière d’insérer conservé.

#31145
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