Sur les pentes inférieures. Préface de Jean Paulhan.

S.l.n.d. [circa octobre1941].
1 vol. 165 x 290 mm) de 6 f. montés sur onglets. Demi-box moutarde à bandes, plats de papier noir, pièce de titre en long (reliure signée de Georges Gauché).
Manuscrit autographe de sept poèmes de Paul Éluard : « Aussi bas que le silence », « Première marche la voix d'un autre », « Le rôle des femmes », « Patience », « Un feu sans tache », « Bientôt » et « La halte des heures ». L'ensemble forme le recueil complet que le poète intitule Sur les pentes inférieures : ces poèmes sont les sept premiers écrits d'Eluard dans la France occupée ; ils constituent le cahier des « Poètes », consacré à Paul Eluard, publié par la librairie « Peau de chagrin » ; les six premiers poèmes seront mis en musique par Francis Poulenc.Les manuscrit des poèmes sont précédés, monté en tête, de la préface que Jean Paulhan donnera pour l'édition publiée en octobre 1941, sur 3 pages (135 x 210 mm) à l'encre noire sur papier rose, également copiée par Eluard.Les poèmes sont quant à eux distribués sur quatre feuillets (128 x 270 mm.), plusieurs corrections ont été apportées, conformes au texte définitif, ce qui laisse supposer que ce jeu est bien le dernier état avant publication, et postérieur au manuscrit princeps, conservé par Eluard pour son propre exemplaire, auquel il ajouta l'un des 36 imprimés sur japon, enrichi du manuscrit de Jean Paulhan. Les poèmes présentaient de nombreuses variantes et corrections autographes, ici bien portées. Cet exemplaire Eluard, après la mort du poète, s'était retrouvé dans les collections Yves Breton (Paris, Hôtel Drouot, juin 1954, n° 138, catalogue Surréalisme et poésie contemporaine), puis Daniel Filipacchi (Paris, I, 29 avril 2004, n° 98). Le présent exemplaire n'a quant à lui pas de provenance avérée, mais a été établi avec soin par Georges Gauché, actif à Paris de 1937 à 1983, qui « excellait dans la reliure classique et la demi-reliure » selon Fléty. Il date selon toute vraisemblance des mêmes temps que celui de l'édition : la comparaison de ce jeu avec celui d'Eluard présente de fortes analogues en terme d'encore, de graphie, et même de papier. Il s'agit sans doute d'une recopie au propre du manuscrit de travail, peut-être même celui ayant servi pour l'impression.

Les poèmes sont ainsi distribués sur quatre feuillets (128 x 270 mm), de formats identiques, avec les mêmes marques de plis ;; et rédigés par la même encre. Cet ensemble a ainsi pu être conservés longtemps, pliés, avant d’être établi par Gauché. Le manuscrit de la préface, recopié par Eluard, est de la même encore.

au premier feuillet, le titre est inscrit en capitales et souligné deux fois, puis « Aussi bas que le silence », « Première marche la voix d’un autre », « Le rôle des femmes » ;

sur le deuxième feuillet, Eluard a écrit presque au centre, seul : « Patience » ;

sur le troisième feuillet, « Un feu sans tache », qui comprend des corrections : Eluard a d’abord rédigé les deuxième et troisième vers du quatrième quatrain identique au manuscrit de Georges Blaizot (OEuvres complètes, t. I, p. 1597) : « Et les fiers vainqueurs vacillaient / Après leur besogne amoureuse » ; qu’il a corrigé en : « Et les vainqueurs dans un baiser / s’évanouissaient sur leurs victimes ».

Sur le dernier feuillet, « Bientôt » et « La halte des heures ».

OEuvres complètes, p. 1596 ;

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