Seuls demeurent

Paris, Gallimard, (24 février) 1945.
1 vol. (185 x 240 mm) de 90 p. et [1] f. Broché.

#23142
400 

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Seuls demeurent

Paris, Gallimard, (24 février) 1945.
Édition originale.

Un des 1000 exemplaires sur châtaignier (n° 446).

Envoi signé : « À Lucien Biton avec les remerciements d'Artine et la sympathie amicale de René Char ».

Bandeau éditeur conservé.

Témoin des premières années d’occupation et de l’engagement dans la résistance de René Char, avec une publication envisagée par Char dès avril 1941, Seuls demeurent restera à l’état de manuscrit et ce projet éditorial s’estompera à mesure de l’engament du poète à la résistance active : « Je ne désire pas publier dans une revue les poèmes que je t’’envoie. Le recueil d’’où ils sont extraits et auxquels en dépit de l’’adversité je travaille, pourrait avoir pour titre Seuls demeurent. Mais je te répète qu’’ils resteront longtemps inédits, aussi longtemps qu’’il ne se sera pas produit quelque chose qui retournera entièrement l’’innommable situation dans laquelle nous sommes plongés. » (lettre à son ami Francis Curel en 1941). Seuls demeurent est terminé au printemps 1943 mais, lorsque le poète envoie à Gallimard son contrat d’’édition, il exprime le souhait que son recueil ne paraisse « qu’’une fois la situation de notre pays définitivement éclaircie ».

Le recueil est composé de trois moments : « L’Avant-monde », qui regroupe des poèmes en prose, écrits entre 1938 et 1943. René Char ajoutera à l’ensemble un dernier poème en 1945, « La Liberté », qu’il avait envoyé à José Corti en août 1942. Suit « Le Visage nuptial », un ensemble de cinq poèmes d’’amour en vers datant de l’’été 1938 et du début de la guerre et enfin « Partage formel » : une série d’’aphorismes écrits en 1941 et 1942 portant sur le rôle du poète.

Le recueil sera publié en février 1945, dans un tirage des plus restreints en grand papier : seulement 13 exemplaires sur pur fil (trois hors commerce A, B et C puis 10 chiffrés en romain), suivis de 1000 exemplaires sur châtaignier. Ces premiers tirages sont aujourd’hui forts rares.

L’exemplaire est offert à Lucien Biton, ami de Clovis Trouille et d’Yves Bonnefoy. Erudit surréaliste, collectionneur et bibliophile, sa correspondance avec Noël Arnaud est hébergée à la bibliothèque de l’Arsenal.

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