Un des 15 premiers exemplaires sur papier de chine, justifiés à la plume par l’éditeur (après 5 sur japon et 10 sur hollande).
Tirage de tête d’une extrême rareté, non mentionné dans l’édition courante.
Exemplaire exceptionnel, enrichi de pièces uniques :
– l’aquarelle originale signée d’Antoine Bourdelle, portrait-frontispice de Tellier, modèle du bronze exécuté en 1895 pour la ville du Havre (fondeur Thiébaut) ;
– trois manuscrits autographes de Jules Tellier : Fidélité (14 vers), Les deux flûtes (5 vers), et À Léandre (24 vers, en partie de la main de Tailhède), daté « Constantine novembre 1889 ».
Jules Tellier (1863-1889), agrégé de lettres en 1882, enseigna à Cherbourg, Langres, Constantine et Moissac. Il publia Les Brumes en 1883, collabora avec Barrès aux Chroniques, puis fit paraître Les écrivains d’aujourd’hui, nos poètes. Mort prématurément de la typhoïde à Toulouse à 26 ans, alors qu’il revenait d’Algérie et d’Espagne, il laissa le souvenir d’un poète et critique brillant dont Reliques conserve la trace.
La publication de ce volume suscita de nombreux hommages : Maurice Barrès (Le Figaro), Anatole France (Le Temps), Jules Lemaître, Paul Margueritte, Charles Maurras, Georges Montorgueil ou encore Verlaine (Art et critique). Anatole France écrira en 1892 : « Les Reliques de Jules Tellier sont de sorte à nous donner de cuisants regrets » (Vie littéraire, p. 180).
Son buste en bronze, conservé au Musée du Havre, est l’oeuvre du sculpteur Antoine Bourdelle et du fondeur Thiébaut, datant de 1895. Un autre dessin de buste, sur son piedestal, est conservé au Musée Bourdelle de Toulouse.
Les manuscrits de Jules Tellier sont rares, et ce tirage sur chine l’est tout autant.
L’existence des grands papiers n’est pas mentionnée dans l’édition courante.


















