Un des 20 exemplaires sur papier de couleurs - celui-ci jonquille (n° 290) - tirage de tête après les sur Japon ancien.
D’Avignon, en avril 1930, Paul Eluard écrit à Gala : « Nous avons fait, Breton, Char et moi un assez long livre de trente très beaux poèmes que l’imprimeur de Char nous fait pour rien à 200 exemplaires ». Dans son ouvrage Provisoirement Définitif, José Corti relate l’époque de la création de Ralentir Travaux : « Ce furent des semaines de ferveur poétique. À la fin de ces vacances provençales, l’amitié était scellée et Char se joignit à Breton et Eluard qui rejoignaient Paris, le manuscrit de » Ralentir Travaux » dans leurs bagages ». Ce recueil à trois mains est l’une des illustrations les plus lumineuses de la volonté de « mise en commun » de la pensée, un des axes majeurs du projet surréaliste. Corti parlera de « mosaïque plutôt que d’amalgame » pour ce collectif où « la partie de chacun (…) est mêlée comme le sable à la chaux ».
Le livre sera finalement tiré à 300 exemplaires : 8 exemplaires sur [Japon ancien], et non les 8 Chine annoncés, 20 exemplaires sur papier de couleurs, 22 sur Hollande et 250 sur Lafuma-Navarre.
Rare tirage sur papier de couleurs, en parfaite condition (une décoloration en marge supérieure de première couverture).










