Pierre et les Américaines
Deuxième préface donnée par Gary, après celle donnée pour l’ouvrage que Jacques Guillaume a consacré à Raphaël Matta, le « double-réel » du Morel des Racines du ciel.
Ainsi que le précise le prière d’insérer, la « lettre-préface » de Gary « rompt avec les traditions littéraires qui veulent que le préfacier loue l’auteur et son oeuvre » : Gary, qui passe depuis les dix années qu’il vient d’y passer pour un bon observateur de ce qui se passe dans la société américaine, reconnaît le livre comme « amusant et tout à fait charmant (…) », mais « trouve tout simplement effrayant ce genre de vivisection, ce maniement fort habile du scalpel, cette façon neutre et objective », tant et si bien qu’il pense que son l’auteur « devrait être soumis à un examen psychologique approfondi et épinglé au Musée de l’Homme pour l’édification de notre jeunesse ».

