Tirage unique à 41 exemplaires.
Un des 30 exemplaires sur vélin gris (n° 22).
Texte rare et essentiel de Maurice Genevoix, rédigé plus d’un demi-siècle après la parution de Raboliot, qui revient sur les circonstances de la genèse de son roman majeur. Dans un ton à la fois tendre, introspectif et libre, l’auteur évoque ses débuts de romancier, ses illusions, sa jeunesse « même mûrissante », et surtout l’irrépressible désir de consacrer un jour un roman à la terre de Sologne :
« Il y a, mon Dieu… est-ce vingt ans, est-ce trente ans ? Ne cherchons plus, disons que j’étais jeune encore, avec le bagage d’illusions, de naïvetés aussi, qui est l’apanage ou l’un des privilèges, comme vous voudrez, de la jeunesse… même mûrissante. Toujours est-il qu’en ce déjà lointain temps, j’éprouvai le désir de consacrer l’un de mes futurs romans à évoquer la terre de Sologne… »
Suivent des réflexions précieuses sur l’élaboration du roman, les rencontres fondatrices à Brinon-sur-Sauldre, les figures villageoises qui inspireront les personnages, sans jamais les trahir, et la lente maturation d’un roman nourri d’affection, d’observation et de vérité vécue. Un complément indispensable à Raboliot, aussi bien pour comprendre l’homme que pour saisir le geste littéraire.
Pièce rare, tirée à très petit nombre et souvent absente des bibliographies.
De la bibliothèque de Maurice Genevoix, aux « Vernelles » (ex-libris).













