Un des 100 premiers exemplaires sur alfa (n° 78).
Le commissaire est en congé, mais l’affaire le rattrape – ou plutôt, il s’en amuse : depuis son fauteuil de la rue de Turenne, dans l’appartement qu’il partage avec Madame Maigret, il lit la presse, écoute les rumeurs, et suit à distance une enquête qu’il ne mène pas. L’enquête sur le cadavre d’une femme nue retrouvée dans un cabinet médical devient le théâtre d’un ballet invisible, où les gestes des autres – policiers, journalistes, suspects – suffisent à faire émerger la vérité. Ainsi l’inspecteur Janvier, aidé par quelques coups de pouce anonymes de Maigret, parviendra à conclure seul sa première enquête. Mais, pour montrer au commissaire qu’il n’a pas du tout été dupe de son petit subterfuge, il lui adresse une lettre anonyme sur laquelle il inscrit deux mots : « Merci, patron… ».
Un Maigret tout à fait atypique mais néanmoins de référence, qui s’impose comme une réflexion sur l’intuition et la rigueur de la pensée pour résoudre une énigme, fusse-t-elle à distance.




