Un des 100 premiers exemplaires sur pur fil (n° 87).
Récit de la pleine « période américaine » de Simenon, Maigret et la vieille dame est rédigé du 29 novembre au 8 décembre 1949 à Carmel-by-the-Sea (Californie), puis publié en 1950. Comme souvent dans ces années, l’auteur écrit très loin du décor du roman-ici Étretat et la côte d’Albâtre-mais sait en restituer la lumière grise et les vents d’ouest. Le roman, qui ne connaît pas d’adaptation au cinéma, raconte l’histoire de Valentine Besson, veuve installée à Étretat, qui se présente quai des Orfèvres : sa bonne, Rose, a succombé après avoir bu le somnifère destiné à sa maîtresse. À la demande de la hiérarchie (alertée par le cabinet du ministre, lequel veut éviter le scandale car un député de la famille Besson est cité dans l’affaire), Maigret accepte « quelques jours à la mer ». Deux journées d’enquête lui seront nécessaires pour démêler un faisceau de poisons, de somnifères et de rancoeurs où l’argent perdu compte autant que l’orgueil blessé !




