Un des 70 exemplaires réimposés sur vergé d’Arches (n° 25), après le tirage sur papier d’édition du 26 mai.
À partir de 1908, Claudel se consacra au théâtre pour donner une trilogie dite « des Coûfontaine » sur la société du XIXe siècle : L’Otage (1911), Le Pain dur (1918) et Le Père humilié (1920). « Je voudrais composer un cycle de drames ne produisant pas seulement des personnages, mais l’ensemble des moyens étranges, multiples et convergents par lesquels ces personnages eux-mêmes sont produits pour les fins prévues de Dieu. »
Il s’agit du premier livre imprimé par la Nouvelle Revue française : le modeste « comptoir d’édition » avait été créé par un groupe d’écrivains réunis autour d’André Gide et oeuvrant à la formulation d’un « classicisme moderne ». Devant le bon accueil fait à leur revue, ils souhaitent disposer d’une « bibliothèque » à leur main pour y faire publier en volume certains des textes parus ou à paraître à La NRF, tantôt en feuilleton, tantôt en extraits. Gide obtient de Claudel qu’il réserve ses pièces futures à la nouvelle enseigne, ce qu’il fera.
L’Otage, la première pièce de Claudel représentée, sera montée en 1914 au Théâtre de l’OEuvre par Lugné-Poë.
Ce tirage en grand papier est postérieur d’un mois à l’édition courante et constitue le « premier grand papier » édité sous les auspices des Éditions de la NRF.
Signalons toutefois qu’un tirage réimposé à 20 exemplaires fut réalisé en mai : entièrement hors commerce, il est réservé à la société de bibliophiles « Les XX ».
Tache ancienne au premier feuillet blanc.




