L’Homme révolté

Paris, Gallimard, (18 octobre) 1951.
1 vol. (120 x 185 mm) de 382 p. et [1] f. Buffle grege, titre doré composé sur le premier plat en arc et formant un ovale surmonté du nom de l'auteur, contreplats et gardes de chèvre velours assortie, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés, chemise et étui bordés (reliure signée de Renaud Vernier - titr. Claude Ribal, 2026).
Édition originale.

Un des 45 exemplaires sur hollande (n° 29).

Montés en tête :
Tirage du portrait photographique de l'auteur, dit « portrait de Leysin », légendé par René Char ;
Mot autographe signé : « À vous, mon cher René, ce grossier témoignage d'une admiration réfléchie et chaleureuse, de tout cœur, A.C. » ;
Une page autographe du brouillon de L'Homme révolté, à en-tête du journal Combat ;

Publié en 1951, quatre ans après La Peste, l’ouvrage lui vaudra beaucoup d’inimitiés et suscitera de violentes polémiques dans le monde intellectuel français, notamment chez les surréalistes – André Breton en chef de file. Ce sera le livre de la rupture idéologique, publique et définitive entre Sartre et Camus.

René Char en lit le manuscrit, puis les épreuves : « Après [l’] avoir lu et relu (…) j’ai cherché qui et quelle oeuvre de cet ordre – le plus essentiel avait pouvoir d’approcher de vous et d’elle en ce temps ? Personne, et aucune oeuvre. C’est avec un enthousiasme réfléchi que je vous dis cela (…). Vous avez gagné la bataille principale, celle que les guerriers ne gagnent jamais. Comme c’est magnifique de s’enfoncer dans la vérité… » (Correspondance, p. 101).

Exceptionnel exemplaire à la provenance des plus adéquates.

#31938
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