Lettres à l’Amazone

Paris, Georges Crès, coll. « Les Maîtres du livre », (30 mars) 1914.
1 vol. (135 x 195 mm) de 355 p., [3] et 1 f. Broché.
Édition originale.
Frontispice gravé sur bois par Pierre-Eugène Vibert, ici en double état.

Un des 112 exemplaires sur papier vergé vert chartreuse, celui-ci l'un des 12 hors commerce (n° 167).

En 1910, Remy de Gourmont rencontre Natalie Clifford Barney. Il a cinquante-deux ans. Défiguré depuis sa jeunesse par un lupus qui l’a progressivement éloigné de la vie mondaine, Gourmont mène depuis longtemps une existence presque recluse, partagée entre son travail au Mercure de France, ses livres et quelques amitiés.

Natalie Barney en a trente-quatre. Américaine installée à Paris, écrivaine, ouvertement lesbienne, elle anime au 20 rue Jacob un salon qui deviendra l’un des lieux les plus célèbres de la vie littéraire parisienne du XXe siècle. Leur rencontre, improbable, sera décisive. Gourmont tombe amoureux de cette femme libre qui l’attire hors de sa solitude. Il lui donne bientôt le surnom sous lequel elle restera célèbre : « l’Amazone ». À partir de 1911, Gourmont transforme les Épilogues qu’il publie au Mercure de France en lettres adressées à l’Amazone, destinataire d’une correspondance destinée simultanément au public où Gourmont y parle du souvenir, des sexes, de la chasteté, du plaisir, de l’absence, du désir, de la sensation, de l’oubli ou de la nature. Leur publication contribue à fixer le surnom : Natalie Barney demeurera « l’Amazone » jusqu’à sa mort, en 1972.

Le tirage complet est de 5 vieux Japon, 8 Chine, 50 Japon impérial, 112 vert chartreuse et 900 Rives.

Bel exemplaire, infimes manques en pied.

#27613
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