Les deux premiers numéros, clandestins, sont particulièrement rares.
Imprimés sur le modèle des revues et tracts largués par la Royal Air Force sur la France occupée, de même format que la plaquette Poésie et Vérité 1942 et que la Revue du monde libre, les deux premiers numéros clandestins de seize pages chacun rassemblent poèmes et textes, la plupart sous pseudonymes, de Gabriel Audisio (Chems-El-Kraha), Jean Bruller (Vercors), Paul Éluard (Jean du Haut), André Frénaud (Benjamin Phélisse), Georges Hugnet (Malo Lebleu), Michel Leiris (Hugo Vic), Jean Lescure (Jean Delamaille), Louis Parrot (Margeride), Jean Paulhan (Juste), Pierre Seghers (Louis Maste), Lucien Scheler (Jean-Paul Mazurier), Jean Tardieu (Daniel Trévoux) et Édith Thomas (Anne). Éluard fera reparaître la revue au grand jour après la Libération, dans une nouvelle maquette, sous les auspices des Éditions de la Jeune Parque et la double maxime « Une Revue qui est de son temps comme on est d’un parti. Une Revue qui est française comme on est universel »..



