Les Silences du Colonel Bramble

Paris, Grasset, 1918.
1 vol. (120 x 190 mm) de 250 p. et [1] f. Maroquin vert, dos à nerfs, titre doré, date en pied, contreplats à encadrement, double garde tissu et papier, double filet sur les coupes, tranches dorées sur témoins, double couverture et dos conservés, étui bordé (reliure signée de Yseux, succ. de Thierry-Simier).
Deuxième tirage en grand papier, postérieur de quelques mois à l'originale. Un des 40 premiers exemplaires sur vergé d’Arches (n° XVI), justifié et signé par Bernard Grasset.Mot autographe signé : « Pour vous, messiou… dit le Colonel. André Maurois ».

Agent de liaison pendant la Première Guerre mondiale, Émile Herzog – qui n’utilise pas encore le pseudonyme d’André Maurois – profite de ses observations prises sur le vif pour donner forme à son désir d’écrire. L’ambiance des tranchées, vue à travers les yeux des Britanniques – flegmatiques et considérant l’humour comme un devoir – lui inspire ces chroniques, rédigées dans un style personnel et délicatement ironique.

Maurois se représente lui-même sous le nom d’Aurelle, interprète attaché à l’état-major britannique qui dessine un portrait savoureux de l’allié anglais, dont le flegme et la philosophie face à l’horreur séduisent durablement le lecteur. Ce livre, premier succès littéraire de Maurois, imposera durablement dans l’imaginaire français la figure du colonel Bramble comme archétype de l’Anglais-type.

Le roman paraît au printemps 1918 et l’édition originale, qui porte l’achevé d’imprimer du 12 mai 1918, n’a été tirée qu’à cinq exemplaires en grand papier, sur vergé d’Arches. Devant le succès du roman, un nouveau tirage sur beau papier fut réalisé à l’occasion du septième tirage : 40 exemplaires supplémentaires, toujours sur le même vergé d’Arches et sous la couverture blanche sans vignette des grands papiers. Notre exemplaire comporte, montée in fine, la première de couverture du tirage courant.

Bel exemplaire en pleine reliure d’époque ; dos passé.

Talvart XIV, 1 A.

#27994
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