Un des 20 premiers exemplaires sur Rives avec la suite en bistre (n° 12), sans le cuivre annoncé mais enrichi de la gouache originale d'une des illustration, signée par l'artiste [mine de plomb, encre et gouache] ; celle-ci est mentionnée à l'encre à la page de justification « + dessin original ». La gouache réalisée sur une feuille de papier japon (200 x 250 mm) est montée sur un support à encadrement au format de l'exemplaire.
Agent de liaison pendant la première guerre mondiale, André Maurois, qui ne portait pas encore ce nom, « profita de ses observations prises sur le vif pour donner forme à son désir d’écrire. La guerre des tranchées, vue sous l’angle des Anglo-Saxons – flegmatiques et considérant l’humour comme un devoir – lui inspira des notes qu’il rédigea dans un style déjà très personnel. Le jeune interprète fut en tous points charmé par ses compagnons de combat et il se peignit lui-même dans cette chronique sous le nom d’Aurelle. Au milieu des pires situations provoquées par la bataille, s’enchâssent des conversations, des réflexions à caractère « ethnologiques » ainsi que de jolis poèmes en forme de correspondance. Maurois obtint avec ce livre un premier et foudroyant succès : le nom de Bramble restant pour les générations futures caractéristiques de l’Anglais-type » (Laffont-Bompiani).
Lauréat du Prix Abd-el-Tif en 1925, Louis Berthommé Saint-André est alors le plus jeune pensionnaire de la fameuse villa d’Alger dédiée aux Arts et participe, à partir de 1931, à de nombreuses publications illustrées, dont plusieurs érotiques pour des oeuvres de Boccace, Verlaine, Apollinaire ou Baudelaire : « Bien qu’il ait peint beaucoup de paysages, il est surtout connu comme peintre de personnages, et plus particulièrement de femmes… » (Connaissance des arts, n° 80, octobre 1958). Ce titre d’André Maurois est le seul que Berthommé Saint-André illustra.
De la bibliothèque de Maurice Genevoix, aux « Vernelles », avec ex-libris.






















