Envoi signé : « à Georges Bataille, son vieil ami, Albert Camus ».
Belle provenance sur l’adaptation du roman de Dostoïevski : Bataille fut l’un des rares à défendre Camus lors de la publication de L’Homme révolté.
« En 1951-1952, au moment où a lieu la polémique sur Lautréamont et où paraît L’Homme révolté (…) une autre voix se fait entendre : celle de l’auteur de Madame Edwarda, de L’Expérience intérieure et de La Part maudite : la voix de Georges Bataille. Dans les numéros 55 (décembre 1951) et 56 (janvier 1952) de la revue qu’il dirige – Critique -, Bataille défend en effet Camus et L’Homme révolté (dans lequel il voit un livre capital), contre Breton (…). Un an plus tard, en décembre 1952, suite au numéro de mai des Temps Modernes consacré à Camus, Bataille prendra à nouveau la défense de Camus dans le n° 67 de Critique ». (Albert Gauvin, « Bataille à propos de Camus : Le temps de la révolte », Rédact, en ligne, décembre 2012).
Les échanges entre les deux hommes furent espacés, mais constants, et ils s’envoyèrent plusieurs de leurs ouvrages : L’Abbé C., Le Bleu du ciel, Le Coupable, La Part maudite et Sur Nietzsche lui seront dédicacés, tandis que Camus lui offrira, d’après la bibliothèque cataloguée par Henri Vignes, son étude sur Chamfort,Actuelles II et trois textes de théâtre, Les Esprits, La Dévotion de la croix et ces Possédés.










