Un des [10] premiers exemplaires d'auteur, imprimés sur papier vert.
En février 1924, les éditions Gallimard publient dans leur nouvelle collection « Les Documents bleus », sous le titre Les Pas perdus, un recueil de vingt-quatre articles d’André Breton écrits entre 1917 (« Guillaume Apollinaire ») et 1923 (« La confession dédaigneuse ») : Alfred Jarry, Guillaume Apollinaire, Dada, Marcel Duchamp, Max Ernst, Jacques Vaché, Sigmund Freud, Francis Picabia y prennent place. Le recueil constitue la première publication d’un livre de Breton chez un ‘grand’ éditeur, chez Gallimard a fortiori.
Précieux exemplaire d’André Breton. C’est sur la recommandation de Paul Valéry que Gaston Gallimard, en 1920, avait confié au jeune poète confidentiel de vingt-quatre ans quelques travaux alimentaires, comme la correction des épreuves d’À la recherche du temps perdu. Surtout, il lui avait ouvert les portes de La Nouvelle Revue française pour des études sur Les Chants de Maldoror, Dada et Gaspard de la nuit – trois articles qui trouveront leur place dans Les Pas perdus. Les jeunes perturbateurs « dadaïstes » ne font pas peur à Gaston Gallimard : il a déjà pris Aragon sous contrat (en 1921, pour Anicet) et accepté de devenir le dépositaire de la revue Littérature puis de Clair de terre, recueil de poèmes et de récits de rêves publié à compte d’auteur par Breton en 1923.
Des bibliothèques André Breton (cachet à l’encre invisible « Calmels-Cohen André Breton 42 rue Fontaine », vente Breton, Paris, I, 7 avril 2003, lot n° 123) et André Guichard (Paris, Christie’s, 2024, n° 33).


















