Les Mémoires de Zeus

Paris, Grasset, coll. « Les Cahiers verts », (29 avril) 1963.
1 vol. (125 x 190 mm) de 271 p. et [3] f. Broché, non coupé.
Édition originale.

Un des 52 premiers exemplaires sur vergé de Montval, celui-ci hors commerce (n° IV) avec cet ajout autographe « - comme les 4 éléments ».

Envoi signé : « The last but not the least. Pour ma chère Madeleine qui a aidé, transcrit, veillé, en toutes leurs étapes, [Les Mémoires de Zeus], et qui m'a accompagné durant tout ce périple avec une inlassable affection, en souvenir d'Olympie, du Val Bleu, de Nauplie, comme de Vence, de Grosrouvre, de Castellaras, en la remerciant, en l'embrassant. Maurice, Mai 1963 ».

Après les vastes fresques historiques qui avaient fait son succès – Les Grandes Familles, prix Goncourt 1948, puis le long terme des Rois maudits – Maurice Druon entreprend avec Les Mémoires de Zeus un projet d’une tout autre nature.

Il expliquait au moment de la publication avoir toujours été « attiré, habité, par les thèmes antiques » et avoir tenté, pour écrire le livre, de se « refaire une âme grecque » afin de retrouver derrière les récits mythologiques une intelligence du monde que les civilisations modernes auraient en partie perdue.

Magnifique exemplaire offert à sa nouvelle muse et plus proche collaboratrice, Madelein Marignac, qui témoigne de sa participation directe à la genèse de l’ouvrage. Elle n’épousera Maurice Druon que cinq ans plus tard, en septembre 1968. En 1963, elle est déjà depuis plusieurs années sa collaboratrice essentielle – elle avait notamment participé à l’élaboration des Rois maudits – et partage au plus près la naissance des Mémoires de Zeus. Les mots « aidé, transcrit, veillé », les lieux énumérés comme autant d’étapes d’un voyage commun, puis « l’inlassable affection » et « en l’embrassant » font de cet exemplaire un témoignage à la fois littéraire et intime de leur vie avant le mariage.

#32006
Retour