Un des exemplaires numérotés du service de presse.
Envois signés à Colette sur chacun des volumes :
« À Colette dont il est incroyable qu'elle ne m'envoie plus ses livres, alors qu'elle est le seul auteur français contemporain dont j'ai écrit qu'il avait du génie, Henri de Montherlant » ;
« À Colette avec ma fidèle admiration (pour les chattes - personnages pas tout à fait muets dans la "scène de la cuisine") Henri de Montherlant » ;
« À Colette cette nème histoire de Nénette et Rintintin, avec le fidèle souvenir d'Henri de Montherlant » ;
« À Colette son admirateur de vieille date ».
Montherlant la rencontra au moins une fois lors d’un dîner chez elle en 1943, en compagnie de Jean Cocteau.
D’elle il écrira qu’elle « est le plus grand écrivain français » ; on trouve ainsi dans les Carnets de juillet-août 1934 une longue note (Pléiade, p. 1131) en forme d’éloge vibrant, « non dépourvu d’une certaine emphase qui fait d’autant mieux ressortir le mépris de Montherlant pour « la chapelle littéraire qui prétend donner le ton en France, et qui (…) exprime par le silence son dédain (pour Colette) » […] Montherlant ne se contente pas d’admirer Colette […] il la détache en avant des autres parce qu’elle est authentique […] Colette aurait été pour Montherlant, une exception » (Jacqueline Michel, « Montherlant et Colette, réflexions sur un éloge », in Revue d’Histoire Littéraire de la France, n° 3, 1976, p. 412-427).
Montherlant y reviendra dans Tous feux éteints (Gallimard,1975, p. 34 et 112) où deux notes brèves soulignent avec amertume le discrédit dans lequel Colette est tombée après sa mort.
Parfaites demi-reliures uniformes de Pierre-Lucien Martin.



