« Les Fantômes du chapelier »

[1961].
1 feuille canson (455 x 185 mm), gouache et mine de plomb. Tampon de l'atelier au dos.

#30554
1 200 

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« Les Fantômes du chapelier »

[1961].
Maquette originale pour la jaquette du roman.

Elle comporte une note manuscrite au verso : « oui », de la main de Simenon, validant ainsi la proposition de l’illustrateur.

En mars 1947, Simenon écrit une nouvelle intitulée « Le petit tailleur et le chapelier », qui ne sera publiée qu’en 1950 (dans le recueil Maigret et les Petits Cochons sans queue). À la fin de l’année suivante, il modifie le dénouement de l’intrigue et donne ainsi un nouveau texte : « Bénis soient les humbles » ; la nouvelle sera couronnée, dans sa version anglaise, du titre de « meilleure nouvelle policière de l’année » par la revue Ellery Queen. En décembre, Simenon décide de rédiger, sur la base de ces deux textes, un roman plus long, qu’il termine le 11 décembre 1948 à Tumacacori, Arizona.

L’ouvrage – un « roman dur » de Simenon – est publié aux Presses de la Cité en 1949. Il connaît une réédition en 1961, pour la collection en cartonnage lancée par l’éditeur. C’est Jean Jaquelin qui oeuvrera, entre 1957 et 1962, pour illustrer les 27 jaquettes destinées à remplacer les couvertures photographiques ornant jusqu’alors les couvertures des romans de Simenon.

L’illustrateur est déjà, à cette date, un affichiste reconnu. Une grande exposition lui a été consacrée en 1993 à la Bibliothèque Forney, doublée d’un catalogue richement illustré (Jean Jacquelin affichiste et dessinateur publicitaire). Son travail aux Presses de la Cité, sous l’impulsion de son directeur Sven Nielsen, a été fait en collaboration avec Simenon. L’auteur lui donnait (ou non) son aval, en lui indiquant parfois quelques pistes. Plusieurs des maquettes sont ainsi annotées par Simenon au verso, comme ici.

C’est au printemps 1945 que Simenon rencontre Sven Nielsen, propriétaire des Messageries du Livre, qui ambitionne de devenir éditeur. C’est le début d’une longue et solide amitié : Simenon publiera aux Presses de la Cité pendant les trente-six années suivantes. À la sobriété des couvertures Gallimard, Nielsen choisira d’illustrer d’une jaquette illustrée en couleurs les romans de « son » auteur. D’abord dessinées, puis, à partir de 1953, par la photographie, puis, à partir du Fils (1957), retour au cartonnage d’édition recouvert d’une jaquette illustrée en couleurs d’un motif ou d’un personnage stylisé Toute cette nouvelle série sera réalisée par Jean Jacquelin, jusqu’en 1962, avec vingt-sept titres :

Le Fils (1957, couverture de l’édition originale) ; Le nègre (1957, couverture de l’édition originale) ; Strip-tease (1958, couverture de l’édition originale) ; En cas de malheur (1958, couverture d’une réédition) ; L’escalier de fer (1958, couverture d’une réédition) ; Dimanche (1958, couverture de l’édition originale) ; Le président (1958, couverture de l’édition originale) ; Le passage de la ligne (1958, couverture de l’édition originale) ; La neige était sale (1959, couverture d’une réédition) ; Les témoins (1959, couverture d’une réédition) ; Le veuf (1959, couverture de l’édition originale) ; La vieille (1959, couverture de l’édition originale) ; Les volets verts (1959, couverture d’une réédition) ; Une vie comme neuve (1960, couverture d’une réédition) ; Trois chambres à Manhattan (1960, couverture d’une réédition) ; Les complices (1960, couverture d’une réédition) ; L’ours en peluche (1960, couverture de l’édition originale) ; Le temps d’Anaïs (1960, couverture d’une réédition) ; Lettre à mon juge (1960, couverture d’une réédition) ; La mort de Belle (1960, couverture d’une réédition) ; Feu rouges (1961, couverture d’une réédition) ; Je me souviens (1961, couverture d’une réédition) ; Betty (1961, couverture de l’édition originale) ; Le train (1961, couverture de l’édition originale) ; Les fantômes du chapelier (1961, couverture d’une réédition) ; La porte (1962, couverture de l’édition originale) ; Les autres (1962, couverture de l’édition originale).

On joint l’édition en volume, avec sa jaquette. Cet exemplaire provient des archives personnelles de l’illustrateur, Jean Jacquelin, avec tampon de la succession.

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