Les dieux ont soif

Paris, Calmann-Lévy, (juin) 1912.
1 vol. (115 x 180 mm) de [2] f. et 360 p. Bradel demi-percaline rouge à coins, pièce de titre (reliure de l'époque).

#27055
Vendu

Réserver

Les dieux ont soif

Paris, Calmann-Lévy, (juin) 1912.
Édition originale.

La position politique d’Anatole France qui évolua au cours de sa vie ne peut être rangée sous le mot définif qu’avait lancé en 1891 un Georges Clemenceau : « la Révolution est un bloc dont on ne peut rien distraire ». Ni à gauche (jugé de ce côté-là trop bourgeois) ni à droite (l’Affaire Dreyfus, son soutient à la Révolution russe) Anatole France France revendique son droit de penser librement, autrement que de façon binaire, l’Histoire uniformément présentée : il dénonce ici « à travers l’exemple de la Révolution française et l’épisode de la Terreur, le potentiel de dérive tyrannique que porte en elle toute révolution, sans cesser pour autant d’être profondément acquis à la République ».

Composé selon les mêmes procédés que Thaïs (1891) ou La Rotisserie de la Reine Pédauque (1893), ce texte est nourri d’un fonds considérable de documents historiques. Les dieux ont soif n’est rien d’autre qu’un portrait sans fard des jurés du Tribunal révolutionnaire dont France chercha comparaison avec l’Inquisition « Mes héros ont seulement changé d’habit. » Gide qui cependant ne goûtait pas la compagnie de France avait écrit : « C’est un très bon livre ».

Il en avait coûté à France, non de l’écrire, mais de surveiller et relire les épreuves d’abord adressées au rédacteur en chef de la Revue de Paris où son roman paraissait en prépublication, et qui avait sabrer le texte des scènes jugées trop crues. France s’écria : « ce paralytique, cet agité, ce furieux, ce dément ! »…

suggestions

associées

Anatole France

Anatole France
Le Génie latin
Anatole France
Le Petit Pierre
Anatole France
Au petit bonheur

thématiques

associées