Les Choses de la vie
Exemplaire du premier tirage.
Envoi signé : « pour Claude Contamine, en souhaitant que [Les choses de la vie] nous réunissent quelque part en mer. Très amical hommage. Paul Guimard ».
« Je suis absolument dans mon droit mais je suis piégé. Je vais exactement un peu trop vite, la camionnette est exactement un peu trop de travers, le camion est exactement un peu trop prêt, la route est exactement un peu trop étroite. Et merde ! Il n’y a pas une probabilité sur un million pour que tout tourne aussi mal, pas sur un milliard, et ça tombe toujours sur un type qui n’a rien à se reprocher, qui roule trop vite, d’accord, mais sans excès (…). Tout s’est joué en deux secondes, je voudrais savoir lesquelles. ».
Paul Guimard avait écrit ce roman après avoir lui-même frôlé la mort à Casablanca en 1963. Son titre lui avait été inspiré par Valéry Larbaud qui, à l’instant de glisser dans la mort, articula dans un souffle : « Adieu les choses de la vie. »
Un beau titre pour une « mise en perspective unique des choses que nous souhaitions faire, de celles que nous avons faites, des choses que nous avions voulu dire et de celles que nous avons dites. » Dixit Claude Sautet, qui décide d’adapter le roman deux ans plus tard. Avec Les Choses de la vie, Sautet va inaugurer son cycle de portraits intimistes contemporains qui vont devenir sa marque de fabrique et constituer sa renommée. C’est Pierre Garnier-Deferre, en lui montrant des rushes du film La Piscine, qui convainquit le réalisateur de retenir Romy Schneider pour le rôle d’Hélène.
C’est sa première collaboration avec Claude Sautet pour qui elle va devenir son actrice fétiche. Ils tourneront ensemble quatre autres films.
Dos restauré.
