Les Chevaux du soleil

Paris, Grasset, 1967-1969.
4 vol. (140 x 220 mm) de 452, 461, 405 et 390 p. Chagrin bronze à encadrement, titre doré, date en pied, papier à décor sur les plats, couvertures et dos conservés (reliure signée de Devauchelle).
Édition originale.

Un des 100 exemplaires sur vélin pur fil (n° 98)

Enrichi d'une intéressante lettre tapuscrite signée, adressée à Madame Pirkko-Liisa Stähl et datée du 8 septembre 1977. Cette dernière avait envoyé à Claude Roy ainsi qu'à un certain nombre d'écrivains un questionnaire au sujet du Prix Nobel de littérature. La réponse faite par Jules Roy découvre ses admirations littéraires : le « type du Prix Nobel de littérature idéal : Romain Rolland, Roger Martin du Gard, André Gide, Albert Camus […] Parmis les écrivains disparus qui auraient mérité le Prix […] Georges Bernanos. Malraux le méritait aussi mais n'en avait pas besoin pour son rayonnement d'écrivain. […] Quant aux écrivains vivants qui le mériteraient […] Marguerite Yourcenar et Julien Gracq ».

Officier de carrière, aviateur, écrivain, Jules Roy reçut le prix Renaudot en 1946 pour La Vallée heureuse, rompit avec l’armée en 1953, publia un pamphlet sur la guerre d’Algérie en 1960 et consacra dix années de sa vie à la suite romanesque des Chevaux du soleil, dédiée « à ceux que rien n’a consolés de la perte d’un paradis comme à ceux qui ont conquis leur dignité par la douleur et la violence (…). Voici ainsi contée, de 1830 à 1962, l’aventure commune de la France et de l’Algérie. Un rêve qui n’a pas fini de hanter les mémoires. Qui sait ? Un mirage ».

#32276
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