Les Bêtes suivi de Le Temps des Morts

Paris, Gallimard, (8 décembre) 1953.
1 vol. (120 x 190 mm) de 289 p. et [3] f. Broché, non coupé, sous étui.
Édition post-Goncourt.

Un des 11 premiers exemplaires hors commerce sur vergé de Hollande, celui-ci nominatif pour Colette (A).

Envoi signé : « Pour Madame Colette, en témoignage d'admiration et de respect, Pierre Gascar ».

Prix Goncourt 1953. Couronné pour Les Bêtes, Pierre Gascar (1916-1997) reçut le prix non pas pour un roman, mais pour un recueil de six récits, tous centrés sur les relations entre l’homme et l’animal. Loin des fables, ce sont des textes durs, nourris par son expérience de guerre et de captivité, où la promiscuité avec chevaux, rats ou chiens révèle les instincts de survie, la fraternité comme la brutalité. Publié la même année, Le Temps des morts prolonge cette exploration en s’attachant à la présence des cadavres et au travail de la décomposition. Deux faces d’une même interrogation sur la condition humaine. Tous deux apparaissent aujourd’hui comme des précurseurs d’une sensibilité écologique : Colette par sa célébration des mondes végétaux et animaux, Gascar par son exploration des limites entre humanité et nature, qu’il prolongera jusque dans ses récits des années 1970 consacrés à l’environnement.

Pour l’habituel tirage post-Goncourt réservé à l’auteur et aux membres de l’Académie Goncourt, Gallimard réunit les deux recueils de Gascar en un, pour une édition collective des plus confidentielles, en plus d’une édition commerciale et en cartonnage Bonet.

Cet exemplaire exceptionnel, le premier, lettré A fut offert à Colette, alors présidente de l’Académie Goncourt. Colette, dans toute son oeuvre, avait exalté la proximité des bêtes et des hommes, l’intimité avec les jardins, les plantes et les animaux familiers. Gascar, à sa manière, prolonge et rend cet exemplaire tout à fait attachant.

#31207
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