L’Église

Paris, Denoël & Steele, (12 septembre) 1933.
1 vol. (120 x 190 mm) de 242 p., [3] et 1 f. Broché, sous chemise et étui.

#25976
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L’Église

Paris, Denoël & Steele, (12 septembre) 1933.
Édition originale.

Un des 250 exemplaires hors commerce sur alfa (n° CXLII).

Envoi signé : « à Georges Bernanos, Bien amicalement et bien reconnaissant hommage de LF Céline ».

Deux mois après la parution de Voyage au bout de la nuit et une semaine après la journée fatidique 7 décembre, un magnifique hommage de Georges Bernanos est publié dans Le Figaro : « Pour nous, la question n’est pas de savoir si la peinture de M. Céline est atroce, nous demandons si elle est vraie. Elle l’est (…) Oui, telle est la part maudite, la part honteuse, la part réprouvée de notre peuple. Et certes, nous conviendrons volontiers qu’il est des images plus rassurantes de la société moderne (…). Seulement n’importe quel vieux prêtre de la Zone, auquel il arrive de confesser parfois les héros de M. Céline, vous dira que M. Céline a raison. » (« Au bout de la nuit », Le Figaro, 13 déc. 1932)

Céline avait, dès la parution de Voyage, gratifié Bernanos de l’envoi d’un exemplaire de presse, accompagné d’un déférent « hommage de l’auteur à Monsieur Georges Bernanos ». Un an plus tard, le ton se fera plus chaleureux : vers l’illustre pair qui avait élevé la voix pour sa défense, Céline envoie ses amicaux et reconnaissants hommages. Les relations entre les deux hommes, pour autant, ne se rapprocheront pas beaucoup plus et Bernanos, à la parution des pamphlets, prendra clairement ses distances : Céline « s’est trompé d’urinoir », écrira-t-il en 1938 dans Scandale de la vérité après la parution de Bagatelles pour un massacre.

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