Édition séparée - incluse dans la deuxième édition collective factice des Œuvres de Molière publiées par Daniel Elzevier (à l'adresse d'Amsterdam, chez Jacques le Jeune) sous la date générale de 1679. Ce tirage de L'École des femmes appartient au tome II de cette édition collective.
« C'est la deuxième réimpression de celle publiée sous la date de 1663 (Holl. Elzevier, à la Sphère), la première étant de 1674. La dédicace à Madame ne se trouve pas dans ce tirage » et n'existe que dans l'édition elzevirienne de 1663.
L'exemplaire a été enrichi frontispice gravé, un relié en tête.
Jouée pour la première fois au Théâtre du Palais-Royal, le 26 décembre 1662, L’École des femmes resta à l’affiche jusqu’au 9 mars 1663, ce qui marque d’emblée son succès auprès du public ; il y eut ainsi jusqu’aux « relâches de Pâques » pas moins de trente-et-une représentations et trente-deux après, sans compter les représentations devant le roi et ce que l’on appelait les « visites ». À ces signes évidents d’une réception triomphale par le public, vient s’en ajouter un dernier, qui marque encore la singularité de ce triomphe : imprimée rapidement après sa première représentation (le Privilège date du 4 février 1663 et l’achevé d’imprimer du 17 mars) le partage de l’édition est décidé entre huit libraires différents ! Fait exceptionnel à l’époque qui laisse présager que l’on comptait sur un gros succès de librairie. Le texte eut trois tirages dès 1663 ainsi qu’une contrefaçon. Le premier tirage, auquel il manque deux pages « qu’il fallut introduire par un carton » est le plus rare. Le deuxième et troisième comportent des corrections qui fixent le texte pour les éditions ultérieures.
Cette charmante édition hollandaise est due à Daniel Elzévir.
Louis Jouvet qui monta la pièce sur la scène de l’Athénée en 1936, écrira : « Les pièces de Molière sont aussi énigmatiques que notre vie. Impénétrables, et réductibles, elles gardent leur perpétuelle vertu de sollicitation, de méditation et de divertissement pour l’esprit humain » (in Témoignages sur le théâtre).
Guibert, I, 134, n° 10 ; G. Couton, oeuvres complètes, Pléiade, T. I.




