Envoi signé à Régine Deforges et à Pierre Wiazemsky, avec un grand dessin, signé et daté.
Le Sens de l’humour rassemble une sélection de croquis et dessins parsemés de réflexions de Georges Wolinski sur son métier de dessinateur : il y interroge, comme souvent, son rôle d’observateur dans la cité.
Wolinski reste l’une des figures historiques de Charlie Hebdo, co-fondateur du titre en 1970 après Hara-Kiri, et membre de sa rédaction jusqu’à son assassinat lors de l’attentat de janvier 2015. Il y tenait une place centrale.
Bel exemplaire, avec envoi et grand dessin, offert à Régine Deforges et à son compagnon, Wiaz (Pierre Wiazemsky). S’il n’a pas été un membre régulier de Charlie Hebdo, ce dernier a longtemps été le caricaturiste attitré du Nouvel Observateur et participa activement à l’émission « Droit de réponse », présenté par Michel Polac de 1981 à 1987. Accompagné de Cabu, Siné, et de Wolinski, Wiaz illustrait en direct les débats de l’émission sur une palette graphique : c’est l’un de ses dessins brandi à l’antenne par l’animateur qui serait à l’origine de la fin de la programmation de l’émission, le 19 septembre 1987. Le sujet était la corruption dans le monde de la construction, et n’épargnait pas le nouveau propriétaire de TF1, l’entrepreneur Francis Bouygues : Wiaz en proposa le dessin suivant, « Une maison de maçon, un pont de maçon, une télé de m… ». Son engagement en faveur de la liberté d’expression en fait une figure respectée du paysage graphique français, six fois primé au Festival d’Angoulême.
Petit-fils de François Mauriac, il fut un temps, de 1967 à 1970, le beau-frère de Jean-Luc Godard (marié avec sa soeur Anne, rencontrée à l’été 1965 sur le tournage d’Au hasard Balthazar de Robert Bresson).
De la bibliothèque Deforges (ex-libris et envoi).














