Un des 60 premiers exemplaires sur vergé Ingres, signé par l’auteur (n° 12).
L’ouvrage avait paru en édition confidentielle et limitée à 48 exemplaires en 1992, avec trois gravures de Richard Texier. Cinq années ont passé depuis Rimbaud le fils, et Pierre Michon ressort de ses carnets de travail, où il dormait depuis 1975 ce Roi du bois. Bien lui en a pris.
Michon saisit ici à nouveau un fragment d’humanité, tiré d’une vie potentiellement banale : celle d’un modeste paysan, gardien de porcs et ramasseur de glands, devenu apprenti peintre auprès de Claude Lorrain pour goûter à la « vraie vie », celle des riches et des puissants, et que l’apparition emblématique d’une femme dans la forêt attache à ce domaine, royaume d’ombre et de lumière. En quelques pages, Michon parvient à recréer une véritable mythologie, emportée, animale et haletante.
Le texte est publié conjointement à La Grande Beune, qui n’est qu’une autre façon de décrire cette vision sensuelle et érotique.










