Le Rocher de Tanios
Prix Goncourt 1993. Après Léon l’Africain, Samarcande et Les Jardins de lumière, Amin Maalouf, libanais de naissance et installé en France depuis 1976, poursuit avec Le Rocher de Tanios son exploration des passerelles entre Orient et Occident.
Le roman s’inspire d’une légende libanaise du XIXᵉ siècle, celle d’un enfant né d’un adultère et témoin du meurtre d’un cheikh, avant d’être contraint à l’exil. À travers ce destin singulier, Maalouf déploie une vaste fresque historique et symbolique : celle d’un Liban déjà travaillé par les luttes de clans, les rivalités confessionnelles et les ingérences étrangères. Le jury du Goncourt, présidé alors par Françoise Mallet-Joris, salua unanimement un récit paru et ajouté à la dernière minute pour figurer dans les listes, « d’une limpidité classique et d’une portée universelle ». Avec ce prix, Maalouf s’imposa comme l’une des grandes voix de la francophonie, avant d’être élu à l’Académie française en 2011, dont il est aujourd’hui le Secrétaire perpétuel.
