Le Procès verbal

Paris, Gallimard, coll. « Le Chemin », (3 septembre) 1963.
1 vol. (140 x 210 mm) de 248 p., [1] et 1 f. Broché.

#32033
800 

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Le Procès verbal

Paris, Gallimard, coll. « Le Chemin », (3 septembre) 1963.
Édition originale (pas de grands papiers).

Un des exemplaires poinçonnés du service de presse.

Envoi signé : « Pour Arlette et Maurice Alteirac, ce souvenir déjà ancien avec ma sympathie, JMG Le Clézio, mars 96 ».

Premier roman de J.-M.G. Le Clézio, Le Procès-verbal reçut le prix Renaudot à sa parution. Il est salué comme une oeuvre neuve, dérangeante, d’une grande densité formelle et marque avec éclat l’entrée en littérature d’un jeune homme de 23 ans, dont le manuscrit était resté près d’un an dans un tiroir avant que le comité de lecture de Gallimard, sous la houlette de Jean Grosjean et Georges Lambrichs, ne le retienne. Sa publication dans la collection « Le Chemin » – dirigée par Lambrichs – n’est pas anodine : elle l’inscrit dans une nouvelle forme de littérature sensible au réel qui narre la trajectoire énigmatique d’Adam Pollo, un être aux frontières de la société, de la folie et de la révolte, qui semble « ne pas trop savoir s’il sort de l’armée ou de l’asile psychiatrique ». Un récit halluciné, saturé d’images, de ruptures de ton, de visions et de méditations existentielles. Pollo est une figure en errance dans un monde qui n’a plus d’ancrage, ni politique, ni moral, ni poétique.

Dans une confession livrée au Point des décennies plus tard, Le Clézio évoque le contexte intime et historique de la rédaction :

« C’était une drôle d’époque. […] J’écrivais Le Procès-verbal par bribes, dans le fond d’un café, en y mêlant des morceaux de conversation entendus, des images, des découpes de journal. […] Le roman a été fini après les accords d’Évian, quand j’ai compris que la menace s’arrêtait, que nous allions vivre. »

Derrière l’écriture fiévreuse, il y a donc la guerre d’Algérie, omniprésente, étouffante, destructrice. Plusieurs camarades de l’auteur partent au front – certains ne reviennent pas. La guerre traverse le roman comme une onde de choc silencieuse et livre une plongée mentale et critique de la société post coloniale. Entre errance et sidération, il est à lire comme l’acte inaugural d’un écrivain qui ne cessera par la suite d’interroger les frontières.

Bel exemplaire du premier tirage, avec envoi.

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