Un des 35 premiers exemplaires sur vélin de Rives (n° 13).
Envoi signé : « Pour monsieur et madame Arlette et Maurice Alteirac, qui aiment le livre - objet qui n'est pas un objet... et à qui j'ai plaisir de dédicacer ce modeste ouvrage, en toute sympathie, Philippe Labro. »
Jointe : carte d'invitation pour la signature du livre à la librairie Gallimard, le 24 novembre 1990.
Philippe Labro, quelques semaines avant cette dédicace, était ultra-favori du Goncourt : Patron de RTL et figure médiatique, il avait déjà frôlé le prix en 1988 avec Un été dans l’Ouest, puis revient en 1990 avec Le Petit Garçon – déjà 200 000 exemplaires vendus avant la « date fatidique ». La légende veut qu’André Stil, juré historique, lui glisse : « Monsieur Labro, vous avez déclenché un orage de jalousie. » L’écrivain comprend alors qu’on va lui faire payer d’être « déjà servi » par les succès. Le verdict confirmera ses craintes : au tour final, face à Jean Rouaud, Les Champs d’honneur l’emportent par huit voix contre deux. De quoi nourrir, encore aujourd’hui, la mythologie des coups de théâtre du Goncourt. Mais reconnaissons aussi la grande qualité du texte de Rouaud, assurément l’un des grands Goncourt de la fin du siècle dernier. Labro sera donc tout simplement « mal » tombé !











