Le Fantôme de l’Opéra
Chroniqueur judiciaire dès 1890, Gaston Leroux puisera dans ces années de journalisme la matière de ses succès. Le Fantôme de l’opéra est l’un de ses plus célèbres romans, inspiré de faits réels qui se sont produits à l’opéra Garnier. Leroux crée alors son mystérieux personnage, se faisant passer pour un fantôme et étendant son royaume dans les bas-fonds de l’immense opéra parisien.
Magnifique et rare exemplaire dans son cartonnage éditeur, imprimé à petit nombre concomitamment aux exemplaires courants, qui paraissent brochés.
Il fait partie du premier tirage, avec la présence d’une coquille p. 400 où il est écrit « fatal rocher » pour « fatal nocher » : cette erreur a été corrigée dès la deuxième édition et apparaît dans l’édition originale uniquement.
Le roman paraît d’abord en feuilleton dans Le Gaulois, puis en volume chez Pierre Lafitte en mars 1910. Pour le rédiger, Leroux s’inspira de rumeurs qui ont couru à Paris dans la deuxième moitié du xixe siècle sur de prétendus mystères provenant des dédales souterrains de l’Opéra Garnier ; il est aussi possible que Leroux, en mettant en scène le fantôme menaçant de faire exploser la salle de spectacle, n’ait fait allusion à des incendies célèbres et dramatiques, lesquels furent les hantise des propriétaires de salles en raison de l’emploi des bougies et de l’inflammabilité des décors peints en toile (drame du Bazar de la Charité en 1897, incendie de l’Opéra-Comique en 1887, incendies de l’opéra Le Peletier en 1873 et en 1861 et 1862, où les vêtements d’une danseuse prirent feu : elle succomba des suites de ses blessures).
Empreint de fantastique, ce titre est devenu un des grands classiques des romans policiers et une source d’inspiration pour le théâtre, la comédie musicale, le ballet et le cinéma, de sa première version cinématographique en 1925 à la célèbre comédie musicale d’Andrew Lloyd Webber de 1986.
Parfaite condition.
Rarissime.

