Un des 10 premiers exemplaires sur vergé d'Arches (n° 5).
De son enfance malheureuse – ou plus exactement tragique – Luc Dietrich donna un récit d’une insigne beauté, qui fut en lice pour le prix Goncourt. Ce livre doit beaucoup à Lanza del Vasto, qui prit le jeune sous son aile en mars 1932. Il ne se quittèrent plus. Durant douze années, les deux hommes entretinrent une intense amitié littéraire et une correspondance suivie, concrétisée en 1942 par Dialogue de l’amitié, une magnifique conversation sur le style et l’époque qu’ils traversent.
Bouleversé par la mort de René Daumal (le 21 mai 1944), Luc Dietrich décide de fuir Paris pour rejoindre sur le front un docteur de ses amis, Hubert Benoit. Pendant quinze jours, il réconforte et soigne les blessés : le débarquement approche. Le 10 juin 1944, pris dans un bombardement à Saint-Lô, il est touché au pied : une blessure légère, mais qui s’infecte. De santé fragile, Dietrich est gagné par l’hémiplégie, puis la gangrène. Il meurt le 12 août 1944, deux semaines avant la libération de Paris.



