L’Araigne
Un des 27 exemplaires sur pur fil (n° 1).
Envoi signé : « Pour monsieur Hubert Person qui possède les 'grands papiers' de tous les prix Goncourt, - en souvenir du prix Goncourt 1938. Henri Troyat ».
Montée en tête : une image du mariage d'Henri Troyat avec Lise Muller, extraite du journal Écho de Paris du 31 janvier 1939.
Âgé de 27 ans seulement, Henri Troyat (Lev Aslanovitch Tarassov, 1911-2007) connut une consécration fulgurante avec ce roman psychologique, où il met en scène Gérard Fonsèque, jeune homme maladivement attaché à ses soeurs, sombrant dans la folie à mesure qu’elles s’émancipent. L’Araigne explore la tyrannie des liens familiaux, le vertige de la dépendance affective et les déformations de l’esprit en proie à l’obsession.
Le 7 décembre 1938, après cinq tours de scrutin, le roman fut élu par cinq voix contre cinq à Brune de François de Roux, la double voix décisive du président J.-H. Rosny aîné faisant pencher la balance en faveur de Troyat. Cette consécration marqua aussi un tournant pour la maison Plon, moins souvent présente au palmarès que Gallimard, Grasset ou Albin Michel : elle n’avait obtenu le prix qu’un seule fois, en 1907. Pour l’auteur, elle ouvrait une carrière exceptionnelle, ponctuée en 1959 par son entrée à l’Académie française et couronnée par une immense production romanesque et biographique.
Des bibliothèques « Goncourt » d’Hubert Person et Gérard Pouguet, avec ex-libris.


