L’Année terrible
(Daniel Urrabieta Ortiz y Vierge, dit) reprenant le sujet de la page 102, « Chute d’obus près de Notre-Dame ». Une épreuve similaire est conservées au musée Carnavalet (G.20241).
Il s’agit d’un recueil de 97 poèmes, avec un prologue (Les 7 500 000 oui) et un épilogue. Il retrace l’année 1870-1871, durant laquelle la France voit, à la suite de la défaite de la France lors de la guerre contre la Prusse, le soulèvement de la classe ouvrière à Paris.
Certains poèmes évoquent également le deuil subi par Victor Hugo avec la mort de son fils, Charles, dont les funérailles organisées entre la gare d’Orléans au cimetière du Père-Lachaise, se déroulèrent le premier jour du soulèvement du peuple parisien. Par respect pour Victor Hugo, les insurgés ouvrent les barricades pour laisser passer le convoi. Le poète n’oubliera pas ce geste, malgré ses divergences avec la Commune.
Le manuscrit autographe est conservé à la Bibliothèque nationale de France.
