Lady L.
Premier livre directement rédigé en anglais, il sera traduit quatre ans après sa publication par Gary lui-même, non sans l’avoir considérablement modifié, et prenant le temps pour cela : dans La nuit sera calme (p. 253), il dira avoir mis six semaines pour écrire Lady L. en anglais et neuf mois en français ! Il s’était beaucoup documenté pour la version anglaise et sans doute, à la suite du « triomphe » de Lady L. en anglais, voulut-il parfaire son texte en français. D’où cette « nouvelle mouture » offerte aux Hoppenot, son « boss » aux Nations-Unies. L’ambassadeur avait déjà emmené avec lui Gary à Berne en 1951, avant qu’il ne soit, au printemps 1952, nommé ambassadeur et chef de la délégation française à l’ONU. Henri Hoppenot intègre alors Romain Gary dans son équipe, comme secrétaire, consul et porte-parole. Une grande amitié, liée dès Berne, s’établira alors.
Très belle provenance sur un des plus jolis – et souvent méconnus – livres de Gary.



