L’Adoration

Paris, Gallimard, coll. « Le Chemin », (9 décembre) 1965.
1 vol. (145 x 205 mm) de 609 p. et [1] f. Broché, non coupé.
Edition confidentielle, hors commerce, imprimée quinze jours après l'obtention du prix.

Un des 15 premiers exemplaires hors commerce sur vélin de hollande, celui-ci nominatif pour Raymond Queneau (n° IX).

Prix Goncourt 1965. L’Adoration est le premier roman de Jacques Borel (1925-2002), professeur et critique, qui s’inscrit d’emblée dans la veine autobiographique. Le livre explore la relation d’un fils à sa mère, dans un récit à la fois intime et universel, où l’évocation des souvenirs d’enfance se mêle à une réflexion sur l’amour filial, la mémoire et le poids du passé. « Ce livre est d’une honnêteté profonde, qui est écrit avec une syntaxe absolument excellente (…). On se laisse entraîner par la lecture de ce livre parfait, un livre cousu main, avec un commencement, une fin, un livre émouvant et beau, puisqu’il raconte sans phare, sans aucune afféterie, la vie d’un homme, la vie d’un enfant, d’un adolescent, d’un jeune homme », estime Guy Dumur dans «Le Masque et la plume» du 21 novembre 1965, la veille de l’annonce du lauréat.

En couronnant ce texte sensible et dépouillé, au cinquième tour, l’Académie Goncourt surprit : le prix s’était rarement attaché jusque-là à un roman aussi intimiste, loin des grandes fresques sociales ou politiques. L’Adoration paraît dans une nouvelle collection « Le Chemin », dirigée par Georges Lambrichs. Un deuxième titre de la collection sera distingué par le prix Goncourt : La Dentellière de Pascal Lainé ; un autre le sera du prix Renaudot : Le Procès-verbal de J.-M.G. Le Clézio.

Précieux exemplaire de tête du tirage post-Goncourt : l’un des dix pour les jurés, ici celui de Raymond Queneau.

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