La Voie royale

Paris, Grasset, coll. « Les Cahiers verts », (7 octobre) 1930.
1 vol. (120 x 100 mm) de 269 p. et [2] f. Broché, sous double couverture, étui-chemise à rabats.
Édition originale.

Un des 16 exemplaires sur papier Or Turner (n° 9).

Déterminé à remporter le Goncourt avec La Voix royale, Bernard Grasset lance sa campagne de publicité avec une longue annonce dans Les Nouvelles Littéraires. On y apprend que Malraux avait songé à un cycle romanesque, Les Puissances du désert, dont La Voix royale devait constituer le premier volet ; le projet fit long feu, mais la récompense littéraire fut confirmée ; finaliste au Goncourt, le roman obtient le prix Interallié, tout nouvellement créé.

Exotisme et métaphysique sont les deux pôles de ce roman violent, audacieux et nihiliste : « l’aventure est l’obsession de la mort : se fuir soi-même, fuir sa hantise de la mort et courir vers elle ». Un thème dominant et obsessionnel durant la gestation du livre dont Malraux parlait constamment à son interlocuteur privilégié d’alors, Bernard Groethuysen, philosophe et historien de l’art, rencontré au comité de lecture de la NRF dont il était le membre le plus éminent, et qui séduisit aussitôt Malraux par son antidogmatisme.

Rare tirage sur ce papier de couleurs, parfaitement conservé.

#32442
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