La Vicomtesse d’Éristal n’a pas reçu son balai mécanique

Paris, La Table Ronde, (janvier) 1987.
1 vol. (140 x 205 mm) de 190 p. et [4] f. Broché, sous couverture illustrée.
Édition originale. Envoi signé : « Pour Jean Raspail, consul de Patagonie et chantre d'Erquy. Bien amicalement, Jean Anouilh, Fév. 87 ».

L’un des derniers envois que Jean Anouilh fera, six mois avant sa mort, sur son dernier livre. Il l’adresse à son ami Jean Raspail, ce « consul de Patagonie » qu’il se proclama être lui-même alors qu’il venait d’achever l’un de ses textes les plus emblématiques du Le Jeu du Roi (1976).

La Vicomtesse d’Éristal… récit autobiographique quoique l’auteur en ait dit, revient avec humour sur les trente premières années de sa carrière – depuis son emploi au bureau des Réclamations des Grands Magasin du Louvre où il s’était fait embaucher pour fuir la faculté de Droit jusqu’à la première de Pauvre Bitos (créée en 1956) pièce parmi les 47 de son répertoire – « […] où, dit-il, je me suis vraiment amusé, elle a fait scandale à l’époque, c’est Pauvre Bitos ». De son bref passage aux Grands Magasins il garda deux souvenirs : la première ‘réclamation’ qu’il dut gérer et dont le titre de ce livre retranscrit – fidèlement le mot reçu à l’époque par le service des Réclamations et la remarque, magistrale du directeur de ce même service alors que le jeune Anouilh lui annonçait son départ : « C’est dommage, Anouilh, car vous aviez l’étoffe d’un bon réclamateur. » No comment.

#28923
Retour